Actualités
Avec le Burkina Faso et la Moldavie, le seuil des 30 ratifications du Traité d'Oslo interdisant les bombes à sous-munitions a été atteint mardi 16 février. Le Traité est entré en vigueur le 1er août 2010.
À partir de maintenant, les États parties au Traité ont l'obligation de respecter leurs engagements en terme d'interdiction d'utilisation, de production et de transfert, de destruction des stocks et d'aide aux communautés affectées. Le Traité d'Oslo est ainsi devenu une norme internationale incontournable.
Le secrétaire général des Nations Unies, Ban Ki Moon, a salué la rapidité avec laquelle le seuil des 30 ratifications a été atteint comme une preuve de 'la révulsion collective du monde quand à l'impact de ces armes terribles...peu fiables et imprécises".
La première réunion des États parties au Traité, qui se déroulera au Laos en novembre 2010, sera l'occasion de vérifier que les États ont bien pris toutes les dispositions pour respecter leurs engagements. Les ONG présentes sur place, dont Handicap International, y veilleront.

Le 12 novembre 2009, l'Irak est devenu le 103ème État à signer la Convention sur les bombes à sous-munitions.
L'Irak est aujourd'hui un pays fortement pollué par les sous-munitions. D'après le rapport 2009 de l'Observatoire des mines, ce ne sont pas moins de 15 millions de sous-munitions qui ont été lâchées par les forces armées américaines lors de la Première Guerre du Golf. Il faut ajouter à ce bilan 1,8 à 2 millions de sous-munitions supplémentaires, utilisées par les armées américaine et britannique lors de l'invasion du pays en 2003.
À ce jour, les États-Unis n'ont signé ni le traité d'interdiction des mines antipersonnel, ni le traité contre les bombes à sous-munitions.
Pour rappel, l'Irak a adhéré en août 2007, au Traité d'Ottawa interdisant les mines antipersonnel.

Le prix Nobel de la paix attribué à Barack Obama est un signal fort envoyé par le comité Nobel en soutien des ambitions du Président des États-Unis en matière de désarmement et de réglement diplomatique des conflits. Co-prix Nobel de la paix 1997, Handicap International invite Mr Obama à renforcer le contrôle des armes conventionnelles en signant les deux traités d'interdiction des mines antipersonnel et des bombes à sous-munitions (BASM).
En signant ces deux traités, les États-Unis sortiraient de leur incompréhensible isolement dans le domaine du contrôle des armes conventionnelles causant des dommages excessifs aux populations civiles.

Le 25 septembre, la France et le Burundi ont officiellement ratifié la Convention contre les sous-munitions au siège des Nations Unies à New York et deviennent respectivement les 20 et 21ème État à la ratifier.

La barre des 100 États signataires du Traité d'Oslo a été atteinte! Chypre et Saint-Vincent-et-les-Grenadines ont signé la Convention contre les armes à sous-munitions hier au siège des Nations Unies à New York.
Le Traité entrera en vigueur 6 mois après la 30ème ratification. il faut donc maintenir la pression pour qu'un maximum d'États ratifient le plus rapidement possible.

Handicap International publie aujourd'hui Voices from the Ground - Landmine an Explosive Remnants of War Survivors speak out on Victim Assistance ("Voix du terrain, les victimes de mines et de restes explosifs de guerre prennent la parole sur l'assistance aux victimes"). Il s'agit du premier rapport sur la perception que les victimes de mines antipersonnel et d'engins non-explosés, dont les sous-munitions, ont de leur quotidien.
Cette étude a été conduite par Handicap International avec l'aide des associations membres de la Campagne internationale pour interdire les mines (ICBL). Elle a été réalisée à partir de questionnaires et d'informations recueillies auprès de 1 645 survivants dans 25 pays parmi les plus affectés. Plus de 2/3 des personnes interrogées estiment que leurs besoins ne sont pas pris en compte. Une majorité des personnes interrogées dénoncent le manque de réelle volonté politique de leur État pour les aider.
Les conclusions du rapport Voices from the Ground, montrent que les États ont encore beaucoup d'efforts à fournir pour respecter leurs engagements pris il y a 10 ans à la signature du Traité d'Ottawa pour l'interdiction de mines antipersonnel.
Rapport Voices from the Ground

Le 17 Août, la Croatie a déposé le sinstruments de ratifications au siège des Nations Unies à New York. Elle devient le 15ème pays à avoir ratifié la Convention qui interdit les bombes à sous-munitions.
Le 21 Août, c'est au tour de la Slovénie et de la Zambie de devenir des États parties au Traité d'Oslo.
Avec 17 ratifications, plus de la moitié du parcours avant l'entrée en vigueur de la Convention a été fait. En effet, le Traité d'interdiction des BASM entrera en vigueur 6 mois après la 30ème ratification. Handicap International appelle les autres États à signer et ratifier le plus rapidement possible.

Le 15 Juillet 2009, le Japon est devenu le 14ème État à ratifier la Convention sur les sous-munitions, en déposant ses instruments de ratification au siège des Nations Unies à New York.
Grâce à cette dernière ratification, 16 États sur les 30 requis doivent encore ratifier la Convention, afin de permettre son entrée en vigueur et ainsi devenir totalement contraignante pour tous les États parties.

Le 8 juillet, l'Allemagne dépose tous les instruments de ratification du Traité d'Oslo à New-York au siège des Nations Unies et devient ainsi le 11ème État partie à la Convention contre les bombes à sous-munitions.
Le 10 juillet, le Luxembourg et la République de Saint-Marin ratifient à leur tour le Traité d'Oslo.
Aujourd'hui, 13 pays sont donc États parties à cette Convention qui entrera en vigueur 6 mois après la 30 ème ratification. Handicap International se réjouit de voir les promesses de ratifications se concrétiser et appelle le reste des États signataires, dont le Canada, à faire de même pour que le Traité entre en vigueur le plus rapidement possible.

Le nombre symbolique des 10 ratifications du Traité d'interdiction des bombes à sous-munitions a été atteint : l'Albanie et l'Espagne ont ratifié le 17 Juin. Plusieurs autres ratifications sont attendues dans les semaines qui viennent. Nous ne relâchons cependent pas la pression, puisque 20 ratifications sont encore nécessaires pour permettre l'entrée en vigueur du trité. Parallèlement, le nombre de signatures continue d'augmenter puisque le Nigeria et la Jamaïque ont signé le traité le 12 juin, devenant les 97ème et 98ème États à signer le traité. Qui sera le centième?

Les deux pays ont en effet signé le traité d'interdiction le 12 juin dernier. Ils deviennent ainsi les 97ème et 98ème États signataires. La Jamaïque est en outre le premier pays des Caraïbes à s'engager contre les bombes à sous-munitions. Handicap International espère que l'engagement de la Jamaïque créera une dynamique positive parmi les autre pays de la région. L'association se réjouit également de cette avancée vers la barre symbolique des 100 signataires.

Une semaine mondiale d'action contre les bombes à sous-munitions est organisée du 29 mai au 4 juin par la Coalition internationale contre les BASM (CMC), dont Handicap International est membre fondateur. Au Canada, Handicap International rappellera le gouvernement à ses obligations sur la question des BASM. L'association prépare par ailleurs, avec la Pyramide de chaussures en septembre prochain, sa traditionnelle mobilisation du public contre ces armes, dont le thème portera cette année sur la situation dramatique des survivants d'accidents par mine et sous-munitions. L'évènement sera organisé, comme chaque année à Montréal.

La Coalition contre les bombes à sous-munitions (CMC), dont Handicap International est membre fondateur, publie aujourd'hui un rapport sur les politiques et les pratiques des États en matière de bombes à sous-munitions. Réalisée par les associations Human Rights Watch et Landmine Action, cette étude permet d'Avoir une vision exhaustive de la situation de chaque pays en matière d'utilisation, de stockage, de production et de transfert de ces armes. Le rapport est également l'occasion de faire le point sur les engagements politiques de chaque États vis-à-vis du Traité d'interdiction. Vous y trouverez un point spécial sur le Canada.

Handicap International s'inquiète d'informations sur l'utilisation de mines antipersonnel par les talibans dans la vallée du Swat.
Des habitants de Mingora, localité située à l'épicentre des combats, témoignent en effet d'avoir vu des combattants talibans poser des mines antipersonnel à l'intérieur même de la ville. Selon ces témoignages, recueillis par Human Rights Watch, les talibans procéderaient à ces disséminations de mines afin d'empêcher les populations de fuir. Ainsi contenus dans la zone de combat, les habitants serviraient de bouclier humain protégeant les talibans des attaques de l'armée pakistanaise. Selon les sources de Human Rights Watch, les talibans auraient miné la place Sohrab Khan Chowk, située dans le centre de Mingora. Le village de Sharifabad, situé à 3km de Mingora, compterait également 4 zones minées.
Ces localités sont situées dans la zone de conflit, sous contrôle de l'armée. Il n'est donc pas possible de vérifier directement les informations rapportées. Cependant, si elle était avérée, l'utilisation de mines antipersonnel dans une zone peuplée, où des déplacements massifs de populations sont en cours, ferait courir un risque majeur à la population.
Une mission d'urgence a été dépêchée par Handicap International pour évaluer les besoins des personnes affectées par les affrontements en cours.

Le bureau du Premier ministre libanais Fouad Siniora, a annoncé qu'Israël avait remis à la FINUL (Force Internationale des Nations Unies au Liban) la carte des sous-munitions larguées au cours de la guerre de 2006 contre le Hezbollah. "L'initiative s'inscrit dans le cadre de l'application de la résolution 1701 du Conseil de sécurité" a précisé le Premier ministre libanais.
La Force internationale et les ONG internationales présentes sur place pourront donc poursuivre plus efficacement leur mission de dépollution des sites ciblés par les bombardements israéliens.
Handicap International est présente au Liban depuis 1992 et l'association a été particulièrement active dans le sud du pays depuis 2006.

La Colombie a annoncé aujourd'hui la destruction de ses armes à sous munitions de type CB-250K et de production chilienne. Les deux dernières bombes ont fait l'objet d'une cérémonie symbolique de destruction devant des délégués de quatorze pays.
Handicap International se réjouit de cette avancée dans la lutte contre l'utilisation des bombes à sous-munitions et appelle la Colombie à poursuivre ses efforts en ce sens.

Le Mexique a formellement ratifié le traité d'interdiction des bombes à sous-munitions à New York le 6 mai, devenant ainsi le 7ème État à le faire. Le Mexique est le premier pays du continent américain à ratifier, confirmant ainsi son rôle moteur en matière de lutte contre les BASM. En effet, le Mexique a été l'un des premiers pays à soutenir une interdiction de ces armes, et dès 2007 a rejoint le petit groupe d'États qui a mené le processus d'Oslo pour aboutir a un Traité. En avril 2008, le Mexique avait notamment organisé une importamte conférence régionale qui avait permis de rallier une grande partie des pays d'Amérique Latine à un Traité fort d'interdiction.
"Nous félicitons le Mexique qui a été toujours, et continue d'être, un leader dans le combat pour interdire les BASM. Ayant été moteur sur le droit des victimes également, nous espérons que le Mexique continuera à travailler pour la mise en oeuvre de l'ensemble du Traité, des standards qu'il établit, et à contribuer aussi à son universalisation", déclare Wanda Munoz, responsable du plaidoyer en matière d'assistance aux victimes de Handicap International.
Le Traité n'entrant en vigueur que six mois après la trentième ratification, les autres États signataires doivent suivre l'exemple du Mexique et ratifier le plus rapidement possible afin de parvenir à l'entrée en vigueur de ce Traité, qui constitue une avancée considérable pour le droit humanitaire international.

À l'occasion de la première visite du président Barack Obama en Europe, Handicap International mobilise les citoyens européens afin que les États-Unis rejoignent le groupe des pays qui interdisent les bombes à sous-munitions (BASM).
Depuis l'entrée en fonction de Barack Obama, un pas a déjà été franchi dans la lutte contre les BASM puisque les États-Unis ont interdit leur exportation. Cependant, afin de concrétiser les espoirs placée en lui, notamment en matière de désarmement, le président américain doit aller plus loin en signant le Traité d'Oslo qui interdit également le stockage, la production et l'utilisation des BASM. Il ferait ainsi définitivement cesser la menace que les 700 millions de sous-munitions détenues dans les stocks américains font peser sur les populations civiles.
Plus que jamais, la mobilisation des citoyens est nécessaire. Signez la pétition contre les bombes à sous-munitions.

Vendredi 27 mars 2009. Un enfant de 10 ans a été victime d'une sous-munition datant de la guerre 2006. Le jeune Mohamad Jamal Abdel Aal était sorti jouer dans un champ situé à proximité de sa maison, à Halta lorsqu'il a été victime de l'accident. Transporté en urgence à l'hopital, il a du subir une amputation de sa jambe gauche et de sa main droite.
Ce terrible accident survient 8 jours après la mort d'un berger, Fuad Musa Ghanawi, également victime d'une sous-munition alors qu'il était dans son pré.

Le 18 mars dernier au siège des Nations Unies à New York, s'est tenue une conférence réunissant 72* États ayant la volonté de promouvoir ou d'adhérer au nouveau Traité d'interdiction des sous-munitions, signé à Oslo le 3 décembre dernier.
Au cours de cet évènement, la République Démocratique du Congo a signé le Traité, devenant officiellement le 96ème État signataire. Le Laos PDR, État le plus pollué du monde, a confirmé son engagement pour l'interdiction de ces armes en étant le 5ème État à ratifier le Traité, après Holy See, l'Irlande, la Sierra Leone et la Norvège.
À déplorer toutefois, l'absence du Canada à cette importante Conférence.
*Angola, Afghanistan, Afrique du Sud, Albanie, Allemagne, Argentine, Australie, Autriche, Bangladesh, Belarus, Belgique, Bulgarie, Cambodge, Chili, Costa Rica, Côte d'Ivoire, Craotie, Chypre, République Tchèque, République Démocratique du Congo, République Dominicaine, Espagne, Equateur, Egypte, Ethiopie, Finlande, France, Géorgie, Grèce, Guatemala, Saint Siège, Hongrie, Indonésie, Italie, Irak, Jamaïque, Japon, Jordanie, Laos PDR, Liban, Lesotho, Liechtenstein, Lituanie, Malaisie, Malte, Mexique, Pays-Bas, Nouvelle Zélande, Nicaragua, Norvège, Oman, Pérou, Philippines, Portugal, Roumanie, Rwanda, Iles Samoa, Saint Martin, Serbie, Singapour, Swaziland, Suisse, Syrie, Tadjikistan, Trinidad et Tobago, Tunisie, Royaume-Uni, Etats-Unis, Uruguay, Venezuela, Viet-Nam, Yemen.

L'Espagne est le premier pays à détruire la totalité de ses bombes à sous-munitions, et cela avec trois mois d'avance. Handicap International se réjouit de cette nouvelle et invite l'ensemble des pays signataires à en faire autant dans les plus bref délais.

Handicap International se réjouit de la récente décision des États-Unis d'interdire l'éxportation de la quasi-totalité des BASM américaines. L'association tient cependant à souligner les contradictions et les insuffisances de cette mesure, et continue à appeler la première puissance militaire du monde à se rallier au Traité international d'interdiction de ces armes, signé à Oslo le 3 décembre dernier.
Le Président Barack Obama a signé hier le texte législatif interdisant d'exporter les sous-munitions américaines ayant un taux d'échec supérieur à 1%. De facto, c'est la quasi-totalité des BASM américaines qui ne pourront plus être exportées. Le taux d'échec de ces armes (jusqu'à 40% n'explosent pas à l'impact) est une des caractéristiques qui les rendent contraire au droit international humanitaire. En effet, comme les mines antipersonnel, les sous-munitions qui n'ont pas explosé à l'impact, continuent de menacer les populations civiles des années après la fin des conflits. Ce fut le cas notamment au Liban en 2006, où plusieurs de millions de sous-munitions, pour la plupart américaines, ont été larguées par Israël, et continuent qujourd'hui encore à faire des victimes civiles.
Handicap International dont la section américaine a eu un rôle actif dans la promotion de cette loi, se réjouit qu'avec cette décision, les Etats-Unis mettent un coup d'arrêt au commerce de sous-munitions américaines, alors même qu'ils étaient le premier exportateur de ces armes. Le texte de loi stipule par ailleurs que les pays importateurs de sous-munitions américaines autorisées (ayant un taux d'échec inférieur à 1%) ne doivent pas utiliser ces dernières sur des zones où la présence de civils est connue. Handicap International s'étonne cependant de cette précision, puisque le droit international humanitaire en fait un principe de base. Elle constitue donc une reconnaissance implicite du non-respect du droit international humanitaire, lors des utilisations des BASM par le passé.
L'association trouve par ailleurs très paradoxal que les États-Unis s'autorisent à utiliser des armes dont ils interdisent l'exportation. Depuis juillet 2008, une directive du Département de la défense américain prévoit en effet que les États-Unis puissent continuer à utiliser tous les types de sous-munitions jusqu'en 2018. Par la suite, celles ayant un taux d'échec supérieur à 1% seront interdites à l'utilisation.
"Cette décision du Président Obama constitue un grand pas et un geste symbolique fort qui montre que les États-Unis sont sur le point de prendre un virage significatif par rapport à l'exportation de ces armes illégales. Toutefois, il est temps que les États-Unis aillent plus loin en signant le Traité d'Oslo afin d'être plus cohérent et d'envoyer un message fort à l'ensemble de la communauté internationale" explique Nancy De Graff, directrice de la section canadienne de Handicap International, avant d'ajouter que "par ailleurs, même si nous nous félicitons du fait que le Canada ait signé ce formidable Traité, nous attendons du gouvernement qu'il confirme son engagement en le ratifiant dans les plus brefs délais".

Montréal, 3 décembre 2008. Le Traité d'interdiction des bombes à sous-munitions (BASM) est signé aujourd'hui en présence de 50 ministres. Jillian Stirk, ambassadeur du Canada en Norvège , représente le Canada. 115 pays à travers le monde seront présents à l'évènement. Pour Handicap International, mobilisée depuis cinq ans pour l'interdiction des BASM, ce traité qui entrera en vigueur 6 mois après la 30ème ratification, représente une avancée sans précédents du droit international humanitaire: désormais, plus aucun pays ne pourra utiliser des BASM en toute impunité et les droits des victimes seront enfin reconnus.
Dès son entrée en vigueur, qui devrait intervenir courant 2009, ce traité interdira définitivement l'utilisation, la fabrication, le commerce et le stockage des bombes à sous-munitions. Tous les types de BASM ayant des conséquences humanitaires inacceptables seront donc bannis. Pour Handicap International, le traité permet de mettre fin à l'intolérable menace que faisait planer les BASM (stockées par centaines de milliers par les États) sur les populations civiles. Grâce au traité, les atrocités provoquées par ces armes massivement utilisées lors des derniers conflits au Liban, en Irak ou encore Afghanistan, ne pourront plus être commises.
Nancy De Graff, directrice de la section canadienne de Handicap International déclare: " Grâce à ce traité, un nouveau point tournant dans l'histoire des relations internationales vient d'être atteint car les États ne pourront plus continuer à utiliser ces armes impunément lors des conflits, qu'ils soient signataires du traité ou non. Néanmoins, la signature et la ratification de ce traité par le plus grand nombre de pays possible demeurent essentielles. Car il ne faut jamais oublier que les traités internationaux constituent des avancées certes, mais c'est à travers leur application concrète que l'on peut mesurer les resultats réels auprès des populations concernées".
L'association demande d'une part au gouvernement canadien de procéder dans les plus brefs délais à la ratification du Traité d'interdiction des BASM, afin de compter parmi les trente premières nations à permettre son entrée en vigueur. D'autre part, il est demandé au Canada des garanties claires en matière d'appui financier futur non seulement par rapport à la mise en oeuvre du nouveau Traité d'interdiction des BASM mais également par rapport à ses engagements envers le Traité d'Ottawa. "Depuis le fin mars 2008, le Canada n'a plus de fonds dédiés pour les actions contre les mines" souligne Mme De Graff.
Forte des 700 000 signataires qui se sont exprimés de par le monde pour l'interdiction des BASM, Handicap International salue cette victoire historique. Elle restera néanmoins attentive et mobilisée pour s'assurer qu'un grand nombre de pays signe le Traité d'interdiction. Elle veillera également à la ratification rapide et à l'application du Traité par les États.
Ce lundi 3 novembre 2008 et durant deux semaines, la place des Nations (Genève) accueille une manifestation de la CMC pour attirer l'attention sur les souffrances effroyables engendrées par les BASM sur les populations civiles. La "Chaise Brisée" (Broken Chair par Daniel Berset) qui symbolise depuis 1997, la souffrance des victimes des armes mutilantes, sera voilée de blanc pour souligner que ces souffrances sont tous sauf symboliques, et que derrière les inombrables victimes anonymes des BASM il y a des souffrances immenses.
Les manifestants de la CMC brandiront des images explicites montrant des victimes de BASM avant et après les opérations chirurgiales. Ils distribueront des tracts au format cartes d'embarquement qui invitent les gouvernements à se rendre à Oslo pour signer le traité d'interdiction des BASM le 3 décembre 2008.
Le voile blanc recouvrira la Chaise durant toute la Conférence sur certaines armes conventionnelles (CCW) qui se déroule à Genève jusqu'au 14 novembre pour signifier également qu'il ne suffit pas de cacher le problème des BASM pour le faire disparaître. Handicap International et la CMC s'opposent à toute velléité de certains États qui visent à affaiblir l'interdiction des BASM par une éventuelle réglementation de l'utilisation de ces armes. Le message: "Sous-munitions - Interdisez les à Oslo, ne les légalisez pas à Genève!" est le thème des manifestations durant ces 15 jours.
Ce 3 novembre, la place des Nations accueillera également Lynn Bradach, la mère d'un soldat américain qui a été tué par une sous-munitions utilisées par l'armée américaine. Lynn Bradach a parcouru les États-Unis pour soutenir l'interdiction des BASM.

John Mc Cain
Le sénateur de l'Arizona a toujours refusé de soutenir toute initiative visant à interdire ou limiter l'utilisation, le commerce ou le stockage des mines antipersonnel et des bombes à sous-munitions. Pilote dans l'armée américaine, il a participé à la guerre au Vietnam entre 1967 et 1973. Pour rappel, la dissémination de mines antipersonnel et de bombes à sous-munitions, a fait du Viet-Nam et du Cambodge, les pays les plus pollués de la planète.
Barack OBAMA

Le sénateur de l'Illinois Barack OBAMA a déclaré le 10 septembre dernier à l'Arms Control Association qu'il soutenait "vivement les initiatives internationales limitant les dangers des armes conventionnelles pour les civils" et qu'il souhaitait "reconquérir le leadreship sur cette question en rejoignant nos alliés dans les négociations". Sachant que jusqu'à présent les États-Unis n'ont toujours pas signé le Traité d'Ottawa et refusé de se plier à toutes formes de normes internationales contraignantes, cette déclaration est une révolution en soi.
Toutefois les décalarations du candidat démocrate sont pour l'instant éloignées de l'interdiction totale et plus proche du moratoire mis en place par l'administration BUSH en 2007 limitant le transfert des armes à sous-munitions par les États-Unis, selon des règles d'engagement strictes (absence de civils dans les ones minées) et selon le type de sous-munitions (ayant un taux d'échec inférieur à 1%).

42 États africains se sont réunis à Kampala lors d'une Conférence régionale visant l'interdiction des Bombes à sous-munitions. 28 États ont annoncé de manière officielle leur intention de signer la Convention sur les Basm, le 3 décembre prochain à Oslo.
La Conférence de Kampala fait suite à une série de Conférences régionales tenues en soutien à la Convention sur les Basm. Les pays de la région des Balkans et de l'Europe du sud est se sont rencontrés à Sofia les 18 et 19 septembre.
D'autres rencontres régionales sont programmées:
- Au Laos (20-22 Octobre)
- En Équateur (6-7 Novembre)

Christopher Clark, responsable du Centre de coordination de l’action contre les mines des Nations unies au Sud-Liban (UNMACC), ainsi que les 990 démineurs qu’il encadre, sont les lauréats 2008 du prix Nansen, a annoncé le 15 septembre le haut commissaire des Nations unies pour les réfugiés.
Parmi ces démineurs, on compte trois équipes de Handicap International, qui interviennent sur le terrain depuis décembre 2006, pour neutraliser les sous-munitions non-explosées résultant du conflit entre Israël et le Hezbollah. Le prix Nansen pour les réfugiés est remis chaque année par le HCR à des personnes ou des organisations en reconnaissance de leurs services exceptionnels en faveur des réfugiés. Handicap International a déjà été lauréate de cette récompense en 1996, en raison de ses actions en faveur des personnes handicapées réfugiées et de son combat contre les mines antipersonnel.
L’association se félicite de la reconnaissance témoignée cette année aux démineurs du Sud Liban. Ils font face aux conséquences inacceptables du largage massif de bombes à sous-munitions (BASM) de l’été 2006, mais aussi aux dangers posés par d’autres engins non explosés ou par des mines antipersonnel, héritages de conflits plus anciens.
« La tâche difficile et périlleuse accomplie par les démineurs présents au Liban est malheureusement indispensable pour préserver la vie d’hommes, de femmes et d’enfants, et leur permettre de retourner chez eux sans risques », déclare Handicap International. « Espérons qu’à l’avenir, avec l’interdiction prochaine des bombes à sous-munitions, un tel hommage n’ait plus de raison d’être. »
Un traité d’interdiction des BASM sera en effet ouvert à la signature le 3 décembre prochain à Oslo.

Handicap International condamne l’utilisation supposée de bombes à sous-munitions (BASM) par les forces armées russes durant le récent conflit qui a eu lieu en Géorgie, après les dénonciations faites par Human Rights Watch (HRW) la semaine dernière.
L’utilisation des BASM a des conséquences inacceptables sur les populations civiles. Ces armes blessent et tuent de nombreux civils, spécialement dans les zones d’habitation. Durant les quarante dernières années, l’usage des BASM a détruit des vies dans des milliers de communautés. Or, le 15 août dernier, l’ONG Human Rights Watch a dénoncé l’utilisation de ces armes sur le territoire géorgien. Ils accusent ainsi les forces armées russes de s’être servi de sous-munitions lors du conflit qui les a opposées à la Géorgie.
A moins de quatre mois de la signature du traité devant interdire ces armes, ces déclarations, démenties par la Russie, amènent Handicap International à rappeler les enjeux de cet outil législatif crucial : dénoncés comme étant un manquement au droit international humanitaire, les bombes à sous-munitions ont fait l’objet, en mai dernier, d’un accord d’une centaine d’Etats sur la rédaction d‘un traité devant interdire leur utilisation, mais aussi leur stockage, leur production et leur commerce. La signature de ce traité est prévue à Oslo le 3 décembre prochain.
Or actuellement, la Russie et la Géorgie font partie des pays qui stockent toujours ces armes meurtrières. Et l’on constate, une fois de plus, que certains belligérants n’hésitent malheureusement pas à les utiliser. C’est pour cette raison que Handicap International appelle ces deux pays à cesser toute utilisation de bombes à sous-munitions et demande à la Russie de fournir toutes les données nécessaires pour permettre l’identification des zones contaminées et leur nettoyage. Il est primordial de retirer le plus tôt possible la totalité des sous-munitions non-explosées des zones où leur utilisation a été signalée afin de permettre le retour des populations civiles en toute sécurité.
En outre, Handicap International exhorte tous les pays à signer et à ratifier la Convention sur les bombes à sous-munitions le 3 décembre prochain à Oslo. Ce n’est que par un traité fort et par une mobilisation de tous les Etats que les bombes à sous-munitions cesseront de mutiler et de tuer de nombreux civils.
Des armes non-explosées jonchent encore les sols de plus de 30 pays à travers le monde, mettant en danger la vie de milliers de personnes. Hélas, la Géorgie semble en être un triste exemple aujourd’hui encore.

Montréal, le 12 septembre 2008 - Handicap International organise une pyramide de chaussures et invite la population à venir jeter leurs souliers en signe de protestation contre les bombes à sous-munitions (BASM) et les mines antipersonnel et en symbole de solidarité envers les victimes de ces armes. L’évènement aura lieu le vendredi 12 septembre au Square Dorchester (coin Peel et René-Lévesque). La section canadienne de Handicap International a été fondée en 2003 à Montréal et la pyramide de chaussures en est à sa deuxième édition cette année. L’évènement en Europe en est à sa quatorzième année consécutive.
La comédienne Jacynthe René est fière d’annoncer qu’elle prendra part activement à la lutte contre les bombes à sous-munitions (BASM) et les mines antipersonnel en devenant porte-parole de la seconde édition montréalaise de la Pyramide de chaussures. Comédienne québécoise renommée pour sa participation à des téléséries populaires telles Diva, Au nom de la Loi et Casino, Jacynthe René œuvre dans le milieu télévisuel depuis 12 ans. «Il y a plusieurs situations terribles qui nécessitent une action urgente, que l’on pense à la famine ou au réchauffement climatique, mais lorsque j’ai été sensibilisée à la cause défendue par Handicap International, je n’ai pu faire autrement que de vouloir m’impliquer. L’œuvre de HI est très vaste et essentielle, tout comme sa lutte contre les BASM et les mines antipersonnel, dont les effets dévastateurs sont trop peu connus», affirme-t-elle.
En s’engageant aux côtés d’Handicap International, chacun est invité à apporter des paires de souliers pour créer une pyramide de chaussures. En plus de sa dimension militante et citoyenne, l’évènement est également un moment festif et convivial. Les musiciens et intervenants vont se succéder de 11h00 à 19h00 et la journée va offrir des spectacles musicaux et des démonstrations de déminage animées par Michel Rathqueber, expert en déminage venu directement du Sénégal pour cette occasion. Des groupes musicaux tels que Essouna, Kambéon (Afrique en mouvement) et Michelangelo seront présents ainsi que plusieurs ONG (Amnistie Internationale, Développement et Paix, le CECI, Jeunesse Canada Monde, War Child, Projet accompagnement Québec Guatemala, Kéroul, Oxfam Québec et le Centre Québécois de Formation pour les Jeunes en matière de droits humains). Une conférence de presse aura lieu à 11h pour l’ouverture de la journée. Georges Robert, un animateur de foule de renom, fera la présentation de la journée ainsi que le lien entre les différentes animations sur scène.
Dès maintenant, les Montréalais sont donc invités à venir déposer des paires de souliers et à signer la pétition, les souliers symbolisant la dévastation, les membres arrachés ou les vies fauchées par milliers à la suite d’un accident par mines ou sous-munitions. Un partenariat a été mis en place avec CERTEX, une entreprise de réinsertion sociale située sur la Rive Sud de Montréal qui intègre les personnes handicapées au milieu du travail et qui reconditionne des vêtements et des chaussures afin de les envoyer dans les pays en voie de développement. Cet organisme récupérera les chaussures de la pyramide.
Des urnes seront déposées pour recueillir les dons du public sur place. Pour ceux qui ne pourront pas se déplacer, ils peuvent faire un don par l’intermédiaire de notre site web (www.handicap-international.ca), nous appeler au 1-877-908-2813, ou encore envoyer un chèque à Handicap International à l’adresse postale de l’association.
Handicap International milite depuis plusieurs années à l’échelle internationale afin d’obtenir l’interdiction complète des mines antipersonnel et des BASM. L’association déploie des équipes d’experts afin de débusquer et neutraliser les engins non-explosés qui mettent en péril la vie de milliers de civils à travers le monde, fournit de l’assistance aux victimes et mène des actions de prévention d’accidents par mines auprès des populations. Le processus d’Oslo initié en février 2007 a pris un nouveau tournant lorsque 111 États réunis à Dublin en mai dernier ont adopté le texte d’un traité d’interdiction des bombes à sous-munitions. Ce traité sera ouvert à la signature en décembre 2008 à Oslo. Nous demandons aux États et en particulier au gouvernement du Canada de signer ce traité en décembre prochain. D’ailleurs, les candidats aux élections fédérales sont sollicités pour prendre position publiquement face à cette question. Durant la pyramide de chaussures, les Montréalais seront invités à venir signer une pétition faisant cet appel aux États et qui sera déposée à Oslo en décembre.

La Conférence de Dublin se déroulera du 19 au 30 mai 2008 et réunira plus d’une centaine d’Etats et près de 250 ONG qui auront pour tâche de négocier le texte définitif du Traité d’interdiction .

39 Etats africains se sont réunis du 31 mars au 1 er avril 2008 en Zambie, dans le cadre d'une Conférence portant sur les Bombes à Sous munitions.
Au dernier jour de la conférence de Wellington sur l’interdiction des bombes à sous-munitions (BASM), qui a réuni 122 Etats ainsi que des membres de la société civile et des victimes venus de 38 pays, un nombre impressionnant d’Etat a exprimé son soutien à la déclaration de Wellington et appelé à la négociation d’un traité fort et sans compromis à Dublin en mai.
Rae McGrath, porte-parole du réseau Handicap International : « Nous nous réjouissons que des pays comme la France, l’Allemagne ou la Grande-Bretagne aient adhéré à la déclaration de Wellington, bien qu’il existe encore de nombreuses points de divergences entre eux et les pays affectés et non producteurs. Il est temps aujourd’hui pour toutes les ONG réunies au sein de la Coalition internationale contre les sous-munitions (CMC) de s’assurer que les politiciens et le grand public de ces pays sont conscients des possibilités d’affaiblissement du traité, et fassent en sorte que leurs délégations à Dublin reçoivent la consigne claire de défendre une véritable interdiction, sans exception ou période de transition ».

Près de 500 signatures récoltées, plus de 1 000 paires de chaussures lancées sur la pyramide, 40 bénévoles mobilisés pour appuyer les équipes de Handicap International Canada : la première Pyramide de chaussures, organisée à Montréal, le 8 septembre, a été un succès.
En plus de sa dimension militante et citoyenne, l'évènement a été marqué par des animations pour les enfants, des danses africaines et des démonstrations de déminage animées par Serge Effantin, expert en déminage et en sécurité de Handicap International France. Plusieurs associations de solidarité internationales étaient également présentes sur la place accueillant la Pyramide canadienne.

A une semaine de la conférence internationale pour l’interdiction des BASM (bombes à sous-munitions) à Lima au Pérou, Handicap International publie aujourd’hui un nouveau rapport sur les conséquences de ces armes : « Circle of Impact : the Fatal Footprint of cluster munitions on people and communities ». Un précédent rapport avait déjà démontré que 98 % des victimes de sous-munitions étaient des civils. Cette nouvelle étude va plus loin en prouvant l’impact social et économique des sous-munitions sur des populations parmi les plus vulnérables dans 25 pays et régions du monde.

La conférence d’Oslo coïncide avec le 8ème anniversaire de l’entrée en vigueur du traité d’Ottawa et de la semaine de sensibilisation contre les mines antipersonnel (du 25 février au 3 mars). À cette occasion, Handicap International a participé à un rallye devant le parlement d’Ottawa le jeudi 1er mars de 11h à 13h30. Conjointement avec Action Canada Mines, Handicap International a tenu un kiosque d’information et une pyramide de chaussures a été érigée en tant que protestation contre les mines. Différents intervenants ont présenté leur point de vue sur les mines et les sous-munitions.
Mme Nancy DeGraff, directrice de Handicap International Canada a parlé de l’impact humanitaire des bombes sous-munitions et des actions de l’association dans le monde. Elle a été suivie d’intervenants d’organismes tels que Human Rights Watch, Norwegian People’s Aid et Landmine Action (UK).
Devant le Parlement d'Ottawa, le 1er mars2007
© Handicap International Canada

A l’instar du Canada, en 1996, sur les mines antipersonnel, la Norvège a réussi son pari : installer le processus d’Oslo dans le paysage diplomatique afin de parvenir à un traité d’interdiction des bombes à sous-munitions (BASM) pour 2008. L’actualité de la semaine dernière avec les résultats de la conférence d’Oslo, amène les sous-munitions au cœur du débat de l’actualité. Le processus d’Oslo pour interdire les sous-munitions permet enfin d’espérer une avancée du droit international humanitaire. En effet, 46 États sur les 49 présents à Oslo, dont le Canada, ont appuyé cette initiative. Seuls le Japon, la Pologne et la Roumanie se sont désolidarisés de la déclaration politique finale de la conférence d’Oslo. Les États-Unis, la Russie et la Chine se sont démarqués par leur absence à cette conférence. Il faut rappeler que ces États n’ont toujours pas ratifié le Traité d’Ottawa de 1997 contre les mines antipersonnel. A l’instar du Canada, en 1996, sur les mines antipersonnel, la Norvège a réussi son pari : installer le processus d’Oslo dans le paysage diplomatique afin de parvenir à un traité d’interdiction des bombes à sous-munitions (BASM) pour 2008.
L’actualité de la semaine dernière avec les résultats de la conférence d’Oslo, amène les sous-munitions au cœur du débat de l’actualité. Le processus d’Oslo pour interdire les sous-munitions permet enfin d’espérer une avancée du droit international humanitaire. En effet, 46 États sur les 49 présents à Oslo, dont le Canada, ont appuyé cette initiative. Seuls le Japon, la Pologne et la Roumanie se sont désolidarisés de la déclaration politique finale de la conférence d’Oslo. Les États-Unis, la Russie et la Chine se sont démarqués par leur absence à cette conférence. Il faut rappeler que ces États n’ont toujours pas ratifié le Traité d’Ottawa de 1997 contre les mines antipersonnel.
Le projet de déclaration de la conférence prévoit d’ « interdire l’utilisation, la production, le transfert et le stockage de ces bombes à sous-munitions qui portent atteint de façon inacceptable aux civils ». Sur les 46 pays qui ont approuvé cette déclaration, 27 d’entre eux stockent les sous-munitions et 17 en fabriquent et le Canada se retrouve dans ces deux catégories. Bien qu’initialement réticent à ratifier un tel accord, le Canada a intensifié ses efforts à la fin de la conférence pour aboutir à une adhésion totale. Incontestablement, les bombardements massifs et indiscriminés sur le Sud Liban et les conflits actuels en Afghanistan et en Irak ont pesé lourd dans le quasi-consensus final. Handicap International Canada se félicite de ce résultat.
© Z. Johnson / Handicap International

“J’ai l’honneur d’informer les participants de cette importante conférence que le gouvernement fédéral autrichien a décidé d’agir. Réuni hier à Vienne, le Conseil des ministres a décidé que l’Autriche, tout en travaillant étroitement avec ses partenaires au sein et hors de l’Union Européenne, va continuer à jouer un rôle actif dans le processus menant à un instrument international juridiquement contraignant sur les sous-munitions, qui d’après nous devrait être le plus complet possible. De plus, le Conseil des Ministres a décidé que l’Autriche, en attendant ce futur instrument international, déclarait à partir d’aujourd’hui un moratoire national sur l’utilisation des bombes à sous-munitions".
Lire les déclarations des parlementaires présents à Oslo

La Conférence d’Oslo, qui réunit 48 Etats souhaitant parvenir à un Traité d’interdiction des BASM, vient d’ouvrir ses portes.
Cette conférence peut marquer la 1ère étape d’un processus décisif et exemplaire vers l’interdiction d’une arme massivement utilisée. Un processus dans lequel la société civile, représentée par Handicap International et les autres ONG de la coalition contre les sous-munitions, entend jouer un rôle central.
Jean-Baptiste Richardier, co-fondateur de Handicap International, a ainsi remis ce mercredi, au ministre norvégien du Développement, un livre recensant les 300 000 signataires de la pétition contre les BASM. Ce geste symbolique, survenu lors de la cérémonie d’ouverture de la Conférence, entend montrer que les citoyens qui se sont mobilisés contre ces armes, entendent peser de tout leur poids dans les débats.
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"Nous sommes à la veille d'un jour historique"
© A.Villeneuve/ Handicap International

Handicap International déplore l’attitude hypocrite des Etats-Unis, qui condamnent les modes d’utilisation des sous-munitions qu’ils commercialisent. Selon le Département d’Etat, en utilisant massivement des bombes à sous-munitions (BASM) américaines au Liban, Israël aurait violé un accord conclu avec les Etats-Unis, qui imposait une utilisation « restreinte » de ces armes.
Pour Handicap International, l’interdiction de ce type d’armes est seule à même de protéger les populations civiles. C’est le message que l’association portera à Oslo les 22 et 23 février, alors qu’une quarantaine d’Etats se réunira pour la première fois, afin de mettre en place un traité international d’interdiction protégeant les civils des conséquences inhumaines de ces armes

Un million de sous-munitions non explosées, plus de 800 zones affectées, des centaines de villages touchées, le conflit de juillet dernier a laissé un Liban meurtri ; un pays où il n’est plus possible d’aller à l’école, de cultiver sa terre, de se rendre à son travail sans courir un risque mortel. Depuis la fin du conflit, 214 personnes, dont 184 civils, ont été victimes des bombes à sous-munitions. 33% d’entre elles avaient moins de 18 ans. Le déminage de ces zones s’annonce long, complexe et particulièrement dangereux. Le Centre de coordination de l’action contre les mines des Nations unies au Sud Liban (UN MACC SL) estime en effet qu’il faudra entre 12 et 15 mois pour débarrasser le pays de la menace des sous-munitions.
Afin de protéger les populations civiles de ce danger, Handicap International, présente au Liban depuis 1992, a mis en place depuis janvier 2007 des opérations de dépollution : 3 équipes d’une quinzaine de personnes chacune travaillent ainsi à proximité de la ville de Tyr, dans le village de Al Basourieh. Chaque équipe est composée d’un conseiller technique, d’un chef d’équipe, de 10 démineurs, d’un secouriste, d’un agent de liaison communautaire et d’un chauffeur-traducteur. Ces équipes opérationnelles sont appuyées par l’équipe d’encadrement du programme (logisticiens, agents administratifs, …). Un travail de longue haleine réalisé grâce au financement de ECHO et qui devrait s’achever en octobre prochain.
Pour que l'horreur du Liban ne se reproduise pas,
signez la pétition

Le récent conflit au Liban ainsi que les combats incessants en Irak et en Afghanistan nous obligent contraindre à confronter la réalité d’un fléau de taille : les armes à sous-munitions. De toutes les victimes des armes à sous-munitions qui ont pu être recensées, 98% sont des civils. Beaucoup de ces personnes ont été blessées ou tuées alors qu’elles se livraient à leurs activités quotidiennes de subsistance en des endroits où elles avaient coutume de se rendre chaque jour. C’est ce que rapporte Fatal Footprint : Les répercussions humaines de l’utilisation d’armes à sous-munitions dans le monde. Ce rapport préliminaire est publié par Handicap International. Il est le résultat d’un effort sans précédent et constitue un document de base sur les conséquences de l’emploi d’armes à sous-munitions sur la vie des habitants de 24 pays et régions contaminés par des sous-munitions.
Lire le communiqué de presse


